La pluie s\'abat lentement sur les plaines du comté d\'Hennigan\'s en ce jour d\'automne 1933, et me voici au seuil de la délivrance de cette vie, longuement rongée par la maladie qui me mit face à l\'inévitable.
Moi, Bonnie McFarlanes, eus une existence bien remplie à travers ces terres sauvages. Tant de progrès en si peu de temps a permis à l\'homme d\'évoluer, mais a en partie détruit ces lieux si chers à mon cœur.
Le chemin de fer et les automobiles ont peu à peu remplacé les chevaux, défriché nos vastes étendues d\'herbe, et l\'argent mène par le bout du nez tout ce petit peuple préférant son confort personnel à une vie rondement menée par la découverte et l\'aventure.
J\'ai vu tant de choses changer en si peu de temps, et j\'aurais voulu vivre ne serait-ce qu\'un instant de plus pour voir le prodige de la technologie s\'accomplir et en contrepartie regretter le temps d\'une nature dominante.
Un temps où les hommes se battaient pour des idéaux et pour leur liberté, tels les fougueux mustangs galopant à l\'horizon, célébrant leur existence, n\'étant pas enchaînés à une déontologie ou à cette morale infecte que vous vous êtes amusés à créer pour, soit disant, le bien du peuple.
Oui mon frère, vous avez créé un monde que je ne regretterai pas, car la dernière image que je garderai de cette rapide existence sur cette terre est celle de ne pas être enchaînée à une illusion de liberté.
Je préfère me souvenir de cette époque où chaque être avait le choix de sa propre existence entre le bien et le mal, suivant sa définition de ce nouveau monde. Cependant, chaque personne a droit à sa rédemption, à l\'expiation de ses fautes... Et c\'est une rédemption particulière que je souhaite te conter mon frère, car les regrets m\'envahissent et je ressens le besoin de te les confier... Alors, approche-toi et écoute les dernières paroles d\'une mourante......Voir le contenu complet

