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Slender : The Arrival (PC)


Slender. Voilà un nom que l’on ne peut oublier et que l’on se doit de connaitre quand on est un amateur du genre horrifique. Tout d’abord un personnage créé sur un forum dédié au paranormal, cette entité fantomatique aux membres allongés et sans visage connu un succès fulgurent à tel point que de petits jeux freewares commencèrent à faire leurs apparitions. Les premiers furent Parsec Productions (Mark Hadley) avec Slender : The Eight Pages. Petit jeu d’exploration extrêmement angoissant, il sut séduire les adeptes de la sueur froide et de l’adrénaline. Suite au succès sans précédent de Slender, d’autres petits développeurs indépendants tentèrent leurs chances en proposant leurs propres aventures. 

C’est ainsi que Parsec Productions, en collaboration avec Blue Isle Studios, nous reviennent avec un nouvel opus cette fois-ci commercialisé. Pour environ 8 euros, Slender : The Arrival vous propose une aventure scénarisée, plus riche, plus angoissante que jamais dans la veine de Haunt, un autre excellent freeware dédiée au monstre sans visage.

A la recherche d’une amie disparue

Slender : The ArrivalVous incarnerez une jeune femme dénommé Lauren partie à la recherche de son amie, Kate, portée disparue. Tombant en panne à quelques mètres de l’habitation de cette dernière, Lauren décide de partir à pieds jusqu’à la maison isolée construite en bordure d’une forêt, équipée d’une afin de menée l’enquête. Alors que Lauren se dirige lentement vers la demeure, le soleil se couche avant de laisser place à l’obscurité, le chant de la forêt pour seule compagnie. Ai-je dis seule ? Pas tout à fait. Tapie dans l’ombre, une étrange entité guette vos moindre faits et gestes avec pour ambition de vous piéger. Devinez quoi ? Elle n’est pas seule.

Un gameplay amélioré

Slender : The Arrival est, vous l’aurez compris, un survival-horror à la première personne. Le jeu vous propose de vivre l’aventure à travers la vision de votre caméra, procédé qui rappellera fortement des œuvres cinématographiques telles que Le Projet Blair Witch, REC ou encore Paranormal Activity. Cette option est désactivable à souhait mais apporte tout de même un petit cachet fort sympathique. Le gros de l’opus d’origine a été conservé dans Slender : The Arrival. Il s’agit toujours d’un jeu d’exploration en quêtes d’indices, d’objets et des fameuses pages disséminées ici et là à travers une zone définie. Le procédé peut sembler redondant, il reste néanmoins très efficace. Tout d’abord à poil, on ne tardera pas à mettre la main sur votre seule arme et amie, la lampe torche. Si cette lampe vous sera utile pour éclairer les lieux particulièrement sombres que vous serez amené à fouiller, elle vous sera primordiale pour faire face non pas au Slenderman mais à un tout nouveau type d’ennemi : le proxy.

Slender : The ArrivalLe proxy est grosso-modo une créature sous influence du Slenderman. A l’inverse du monstre sans visage qui reste statique et ne fait que se téléporter, le proxy vous cour après tel un fauve après sa proie. L’unique moyen de ralentir sa progression est de l’éclairer à l’aide de votre lampe torche en utilisant votre faisceau concentré en maintenant le clic droit de la souris enfoncé. Le proxy est capable de ralentir vos déplacements quand il est assez proche de vous avant de vous bondir dessus. Contrairement au Slenderman, il y a moyen de se débattre et se libérer de l’emprise du proxy en spammant les touches un peu n’importe comment. Deux assauts à la suite et c’est le mort assurée.

Une réalisation soignée pour plus d’immersion

Au total, cinq scènes seront à parcourir pour arriver au bout du cauchemar. Cinq environnements finalement assez beaux et détaillés pour un jeu petit budget développé par une petite équipe. Certes, l’on peut dénoncer un clipping récurrent mais le tout tient la route. La vision au travers d’une caméra est finalement un élément d’immersion supplémentaire puisque cette dernière s’affole lorsque le monstre sans visage entre dans son champ de vision, renforçant grandement le sentiment d’angoisse. Malheureusement pour les moins fortunés, bien que le jeu puisse tourner sur à peu près tous les supports, il vous faudra une bécane costaud pour faire tourner le jeu à fond et ainsi profiter pleinement du travail fourni par Parsec Productions. Le Slenderman a, bien évidement, reçu un petit coup de boost en matière de charisme depuis l’épisode freeware. Il est désormais plus grand, plus détaillé et a gagné en petites animations diverses. La bande son est également de très bonne facture. Bien que proche de l’opus d’origine, elle est somme toute plus travaillée donc plus réussie.

Slender : The ArrivalPour finir, comptez environs 2h pour boucler Slender : The Arrival. C’est peu, me direz-vous. Cependant, le titre possède une durée de vie quasi illimitée puisque les divers objets à collecter pour venir à bout d’un niveau ne spawn pas forcément aux mêmes endroits, ce qui vous forcera toujours à parcourir les maps de fond en comble. De plus, la difficulté peut-être augmenté une fois le titre terminé une première fois pour les plus hardcore gamers avec un agro du Slenderman plus conséquent pour plus de challenge.

8

Hormis un scénario finalement très convenu, voire anecdotique, et divers petits bugs qui peuvent par moments s’avérer agaçants, Slender : The Arrival arrive parfaitement dans le domaine dans lequel il tente de s’imposer : la peur. Parsec Productions nous prouvent là qu’il n’est pas nécessaire d’être une grosse licence à plusieurs milliers de dollars pour faire crier et sursauter les joueurs. Vendu pour une bouchée de pain, Slender : The Arrival vaut largement plus le coup face à des pseudo Survival tels que Resident Evil 6, Silent Hill : Downpour ou encore Dead Space 3 qui, eux, ne se gênent pas à ce vendre à des prix faramineux. Bref, Slender : The Arrival est un must have pour tout amateur de sensations fortes qui se respecte.


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