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par GamersLiveFR
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Les super héros… Voilà un sujet qui fut pendant longtemps assez épineux quand il s’agissait de l’associer aux jeux vidéo. Nombreux sont les Superman, Batman, X-Men et j’en passe, qui se sont cassés les dents par le passé. Il aura donc fallu attendre Rocksteady, les messies du lycra, des capes et des masques, pour enfin prouver au reste des développeurs qu’allier plaisir et super héros, c’est tout à fait possible. C’est donc un véritable simulateur de Batman qui nous était proposé au travers des somptueux épisodes Arkham Asylum, et Arkham City. Le fanboy de l’homme chauve qui sourit que je suis ne pouvait donc qu’attendre la suite, mais ce fut sans compter le coup de théâtre...

Car cet épisode, développé non plus par les talentueux gars de chez Rocksteady, mais par Warner Montréal ( à l’origine du portage d’Arkham City sur Wii U ), possédait tout de même quelques relents d’opportunisme à son annonce. Beaucoup d’entre nous soupçonnais Warner de vouloir piller les idées de Rocksteady, pour faire une suite, que dis-je une suite, un prologue facile, dépourvus de sang neuf ou même de réel légitimité. Tour d’horizon de Gotham avec une chauve souris donc.

I’m Batmaaaaaan

C’est donc la nuit de Noël que tout commence, Batman en est à sa deuxième année d’exercice, et comme dis plus haut, les événements des deux autres épisodes n’ont pas encore eu lieu. Ici, point d’asile d’Arkham, ou de prison urbaine comme dans le second volet, vous redécouvrirez Gotham sous la neige et les prisons de Black Gate ( la carte ressemblant à s’y méprendre à celle d’Arkham City par ailleurs ) pour l’heure, celui qui semble déterminé à vous envoyer en enfer n’est autre que Roman Sionis alias Black Mask. Le petit coquin à en effet mis un contrat sur votre tête auprès des meilleurs tueurs à gages de la ville, pour que ces derniers éliminent notre chère Batou avant la fin de la nuit. Joyeux Noël Batman… Vous aurez l’occasion de faire tout un tas de rencontre, avec certains personnages inédits à cet épisode, et d’autres bien connus des fans, on pense notamment au Joker, que Batman pourra rencontrer pour la 1ère fois de sa carrière, il est d’ailleurs très amusant quand vous connaissez l’histoire liant les deux antagonistes, de voir la perception de l’un par rapport à l’autre de prime abord.

Soyons honnête, cette histoire, constitue la seule réelle nouveauté valable à l’achat du titre. Bien plus sombre, et mettant en scène des personnages intéressant, notamment un Joker bien plus jeune et malsain que dans les autres épisodes, la trame scénaristique se laissera suivre avec un plaisir certain. Ce prologue constitue donc à mes yeux le meilleur pan narratif de la trilogie comme quoi… Tout arrive.

Risque minimum

Concernant le gameplay, c’est exactement la même chose qu’auparavant, aucun risque n’a été pris et les habitués sont donc en terrain conquis, on se retrouve donc à alterner entre des phases d’exploration à la 3ème personne dans une ville ouverte. Du combat, seul contre tous, servi par un système toujours aussi nerveux et dynamique que par le passé ( regardez le nombre de jeux qui se sont inspirés de ce système de combat aujourd’hui, vous verrez que cette génération de jeux a un avant et un après Batman ) ainsi que des phases d’enquêtes à la 1ère personne un poil plus développées qu’auparavant qui vous demanderont à l’aide de votre vision de détective, de trouver des indices disséminés sur des scènes de crime précisément délimitées pour faire avancer l’histoire. Du grand classique en somme. Seul les gants électriques ont été ajoutés dans les gadgets de combats, et vous simplifieront grandement la vie une fois en votre possession.

Alors oui, c’est pauvre en nouveautés c’est certain, seulement… Ça fonctionne toujours aussi bien, chaque passage se veut jouissif au possible, le gameplay est qualibré à la perfection et l’histoire se laisse suivre parfaitement. Sans compter tout ce que vous aurez à faire dans cette grande ville à l’ambiance de Noël. Certes Warner Montréal ne s’est pas foulé et à transposer la base du travail de Rocksteady pour y apporter leur touche narrative, mais à aucun moment la déception ne fut de la partie en ce qui me concerne.

Je ne portes pas de jambières de Hockey

Techniquement, même tarif que pour le gameplay, quasiment rien n’a bougé depuis l’opus précédant qui était cependant déjà une réussite, on aurait aimé un peu plus de finesse avec les années, mais le résultat tape toujours à l’œil, ne serait-ce que parce que l’artistique y est si magnifique. Mon test ayant été effectué sur les versions Pc et 360 du jeux voilà ce que je peux vous dire : techniquement les deux versions se valent, seulement la version PC sera nettement plus fluide, pouvant afficher un nombre d’images par secondes assez hallucinant ( plus de 200 FPS mesurés sous fraps avec ma machine ) c’est certain qu’à côté la version 360 se montrera un peu plus pataude. Rien d’alarmant cependant et il faut vraiment passer de l’un à l’autre pour le sentir. Si vous ne vous essayez qu’à la version 360 vous ne serez absolument pas dérangés, en revanche si vous avez le choix, préférez la version Pc.

Avant de passer sur la partie sonore du titre précisons également que les versions consoles sont cette fois dépourvues de mode 3D stéréoscopique … Ce qui est excessivement désagréable pour quelqu’un comme moi qui apprécie cette fonction qui tend à se raréfier, d’autant que les deux autres opus se targuaient d’être permis les meilleurs jeux proposant cette option. Pour ce qui est du son, on retrouve l’ambiance sonore si maîtrisée de la série Arkham, avec des thèmes magistraux, ainsi que des thèmes de Noël se glissant parfaitement dans l’ambiance et faisant une référence au film Batman le défi, de Tim Burton, se passant lui aussi, la nuit de Noël. En ce qui concerne les voix, préférez la VO, en effet, plusieurs personnages ne disposent pas de la même VF qu’auparavant, les personnages étant plus jeune, Gordon, Alfred et le Joker notamment ont eu pour seul dons de faire saigner mes oreilles, alors que la VO elle, se veut d’une qualité exemplaire.

Dans combien de temps dois-je rendre le costume ?

Comme à l’accoutumée, la durée de vie vous proposera d’arpenter les rues de Gotham des dizaine d’heures durant. Comptez entre 10 et 15h pour voir le bout de l’histoire principale, et multipliez ce résultat par 10 environ, si vous comptez tout faire, des boss optionnels, jusqu’aux énigmes du Riddler, vous n’avez pas finis de vous prendre la tête. S’ajoutent à cela les traditionnels cartes de défis, concernant les combats et le défis prédateurs. Vous comprendrez que Warner ne se moque absolument pas du monde.

Finalement l’erreur de ce Batman c’est son mode multi joueur. Proposant un mode deathmatch en 3 équipe de deux, le principal problème, outre le déséquilibre existant entre les personnages, vient du fait que ce gameplay, idéal en solo, manque de souplesse, de nervosité et de réactivité pour se montrer réellement fonctionnel en multi. On passera donc 1h à essayer ce mode et à pester contre ceux qui jouent Batman et Robin possédant véritablement de gros avantages par rapport aux criminels Lambda. Puis on retournera sur le solo, pour découvrir quelques trophée du Riddler, par ci par là.

Le Verdict de Gonzo : 90%

3 jeux, 3 chefs d'œuvre ni plus ni moins. Certes ce Arkham Origins joue la carte de la prudence et se veut extrêmement avare en nouveauté, mais tout ce qui est resservis ici fonctionne toujours autant, et n'a pas vieillis, il est évident que la recette fonctionne cette fois, mais que Warner devra éviter de réitérer cela sous peine de risquer de se couper de son public. Une fois que l'on sait à quoi s'attendre, les heures de bonheurs devant votre écran se compteront par dizaine, et ça, ça fait du bien !

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